Fanzine à Chicago
Bill Pritchard: "By Paris, by Taxi, by Accident" (AZ/Universal)


"I met her in a restaurant and she met me too. We went to a place by the sea. I said I still love those french songs passionately. Sleek Monique"
Who said that limeys hate frogs? Not Bill Pritchard. After years spent far from the recording studio, the king of the British francophiles has returned with an amazing collection of songs. Bill is a hardcore romantic who craves a Paris we don't see anymore unless we happen to be watching a "nouvelle vague" film. Don't be put off though, Mr Pritchard with arranger/Maître Concorde music club (aka Thomas Deligny) is also firmly grounded in the 21th Century. While the hip European are craving for Americana I'm sure the sophisticated US urbanites will be quite enchanted with the Europop vibes of Bill & Thomas. Paris legend has been well fabricated by all the foreigners who reivented themselves and the city with a borage of books, films & other cultural artifacts that make life worthwile. Treat yourself to some suave songs from "By Paris, by taxi, by accident", you will know what class really is. Blimey!!! Fichtre!!!
Dubois Jean-Emmanuel ***

20 mai 2005
Bill Pritchard. By Paris, By Taxi, By Accident (Peermusic/Universal)

A la fin des années 80, il était cet Anglais raffiné, arrivé à Paris pour y chanter l'amour tendre sous le haut patronage d'Etienne Daho. Quinze ans plus tard, Bill Pritchard rejaillit intact, en anglais comme en français birkinien, pour susurrer encore un peu sa pop romantique aux doux effluves du temps jadis. Anachronique et acidulé, By Paris, By Taxi, By Accident ravive sans grande surprise la manière élégante de Pritchard, crooner de chambre au timbre subrepticement enjôleur.
Nicolas Julliard

http://www.letemps.ch/samedi/affichearticle.asp?artid=155729



Zurban, 14 mai 2005




ACOUSTIQUES - Mercredi 4 mai 2005 / 21h30
By Paris, By Taxi, By Accident
"Tombez sur l’élégance novatrice du nouvel album de Bill Pritchard. "





Dans la série des récentes signatures inattendues qui viennent, une fois de plus, brouiller les frontières idéologiques, autrefois si étanches, entre labels indépendants et majors, celle de Bill Pritchard chez AZ s'impose comme l'une des plus éloquentes ce premier semestre !

Disparu de la circulation depuis une bonne demi-douzaine d'années, le troubadour mélancolique et francophile ressort aujourd'hui de son placard des Midlands pour se lancer une fois de plus à l'assaut d'un trône à construire de Jane Birkin masculin. Mais Pritchard nourrit sa fascination post-adolescente pour les fleurons de notre variété nationale (Françoise Hardy, Gainsbourg, Polnareff...) depuis trop longtemps pour qu'on le soupçonne à présent d'opportunisme. Et ce, d'autant moins qu'un bon nombre des titres ici déclinés ont circulé pendant la précédente décennie, sous forme de maquettes, sur un nombre impressionnant de bureaux de directeurs artistiques.

Déjà sauvé une première fois de l'anonymat à la fin des années 80 grâce à ses collaborations avec Etienne Daho, Françoise Hardy ou Daniel Darc (l'inusable mini-album PARCE QUE), c'est aujourd'hui à Thomas Deligny, alias Concorde Music Club, que Pritchard doit une partie de sa résurrection inespérée. Ce dernier, fan de la première heure, a su mettre sa science du studio et de la modernité électronique au service de son aîné : ses arrangements à la fois classiques et frais fournissent aux compositions de Pritchard, et particulièrement à sa voix de crooner décati et bilingue, une toile de fond idéale.

Requinqué, en pleine confiance, l'ancien perdant magnifique se risque même à esquisser quelques pas de danse (The Crooners)sans jamais sombrer dans le ridicule. Puisse donc cet album lui ouvrir les portes d'un succès aussi improbable que mérité

Matthieu Grunfeld (4 / 6)